Le développement durable de nos entreprises touristiques, que nous soyons hébergeur ou restaurateur ou même structure d’accueil de visiteurs, est devenu un axe majeur et un engagement pour participer à l’effort global.
Je vous propose à travers cet article un outil simple pour organiser votre entreprise dans le développement durable de ses activités. A travers un rapport de l’ #ADEME, l’agence de la transition écologique, nous développerons nos engagements afin de limiter l’impact de nos activités sur l’environnement et mettre en place des actions simples et ciblées pour avancer dans la bonne direction.
« Se mettre en ordre de marche sans sacrifier au confort du client.«Â

Les préparatifs pour une démarche de développement durable dans son entreprise :

- Organiser son système de management environnemental !
Nommer un responsable en charge du pilotage et du suivi. Afficher sa politique d’entreprise sur le développement durable et la communiquer à ses équipes. Faire un pré-diagnostic des actions en place. Penser à intégrer la clientèle. Concevoir son programme d’actions sur 2 ans (thème, responsable et délais). Prévoir un processus interne d’évaluation, de mesure une fois par mois et un bilan annuel pour le suivi.

- 2. Mesurer ses consommations et sa production de déchets.
Mettre en place un outil de gestion et de management des différentes consommations et productions. Mesurer chaque poste pour les communiquer et suivre leur évolution en volume (quantité) et en valeur (coût). Faire un relevé mensuel et un bilan annuel : achats de papier, consommables, nombre d’impressions, consommation eau, électricité, gaz,…, produits d’entretien, déchets en Kg. Mettre des indicateurs en fonction de la fréquentation (coût par client, par exemple). Se fixer des objectifs de réduction.

- 3. Entretenir ses équipements pour optimiser leur fonctionnement .
Mettre en place un tableau de suivi des entretiens des équipements principaux. Prévoir les entretiens réguliers et faire remonter les dysfonctionnements. Détartrer au moins une fois par an certaines machines. Vérifier les entretiens annuels des appareils et installations liés à l’énergie et à l’eau. Vérifier qu’il n’y a pas de fuites en comparant les mesures et en visitant régulièrement les locaux techniques.

- 4. Impliquer ses collaborateurs dans la démarche .
Créer des fiches par service en impliquant le personnel pour présenter les écogestes // économies d’énergie, des consommations, gestion des déchets, préservation de la biodiversité. Former et informer régulièrement et se fixer des objectifs. Faciliter l’information grâce à un livret d’accueil avec la politique de développement durable de l’entreprise. Ecouter et challenger le personnel.

- 5. Encourager ses clients à adopter des pratiques vertueuses.
Faire participer ses clients aux démarches de l’entreprise. Communiquer d’une manière positive avant l’arrivée et une fois sur place sur les dispositifs mis en place pour impliquer les visiteurs. Ecouter les remarques et les observations de ses clients. Encourager les clients par des offres commerciales ciblées. Développer des activités d’éducation ou de sensibilisation à l’environnement.
Les actions concrètes dans mon entreprise pour avancer dans la bonne direction : Retenez l’A B C D E de la politique développement durable //
A- ACHATS – Une politique d’achat responsable
- A1. Définir sa politique d’achats responsables : Utiliser cette méthode en 4 points.
- Analyser ses besoins à travers un état des lieux // les familles de produits // les fournisseurs // priorités de produits // informer le personnel et les fournisseurs.
- Intégrer les 3 critères essentiels de votre politique achat // sociaux (les conditions de fabrication, de travail), environnementaux (impact du transport, préservation des ressources), éthiques (protection des données, fraude,…).
- Choisir les produits et services en priorité // rédaction du cahier des charges des achats // impact sur tout le cycle de vie du produit // privilégier les produits locaux ou porteurs d’un label // étudier les produits de seconde main.
- Sélectionner les fournisseurs avec un ordre de priorité // locaux (160km autour de votre entreprise) // labelisés ISO 14001, ISO 50001 ou EMAS // structure d’Insertion par l’activité économique (SIAE) // Privilégier les produits en vrac ou avec peu d’emballages ou avec un système de consignes // Contrôles à réaliser à la livraison.
A2. Sélectionner des produits et services responsables : Comment faire sa sélection :
- Nettoyage, la blanchisserie, le papier ainsi que les autres biens et activités de l’établissement : opter pour des articles certifiés (Écolabel européen, NF Environnement, Ange bleu). Compléter ces achats avec des biens de seconde main.
- Espaces verts/Blanchisserie/Propreté des locaux : Favoriser les entreprises adaptées (EA), les établissements et services d’aide par le travail (ESAT) pour mener à bien ces activités.
- Offre alimentaire (restaurant, bar, magasin, distributeurs) : Choisir de préférence des produits alimentaires de saison, locaux et biologiques, en vrac ou en grande contenance. Fournir les boissons dans des récipients consignés (gobelets pour les boissons chaudes ou fraîches) ou réutilisables (carafe à eau, à vin, etc.).
A3. Choisir du matériel et des équipements performants : En priorité, s’approvisionner auprès de fournisseurs d’équipements reconditionnés ou issus du réemploi (exemple : Fédération Envie) avant d’investir dans du neuf. Vérifier la consommation des équipements avant achat, éviter les mises en veille et préférer de les éteindre. Favoriser les appareils à détection pour ajuster l’utilisation d’énergie en fonction des besoins.
A4. S’approvisionner en énergie d’origine renouvelable : Favoriser l’énergie verte pour l’électricité proposée par les opérateurs. Etudier d’autres solutions comme la biomasse en développement pour l’alimentation de chaudières.

B- BIODIVERSITE – Une sensibilité à la biodiversité
B1. Supprimer l’utilisation des pesticides dans les espaces verts : Anticiper dès le début l’entretien de ses espaces verts par le choix des végétaux, l’utilisation de paillage, la diversité des espaces dont certaines zones sauvages. Entretenir et traiter avec des méthodes naturelles. Communiquer auprès de sa clientèle.
B2. Favoriser des plantations extérieures indigènes et adaptées au changement climatique : Choisir une végétation locale, de préférence, pour préserver la flore locale et par conséquence la faune. Favoriser ombre et fraîcheur. Planter des arbres à feuilles caduques au sud-est ou sud-ouest des bâtiments. Ces arbres présentent l’avantage d’apporter de la fraîcheur l’été, tout en préservant la luminosité durant l’automne et l’hiver. D’autres idées existent, interrogez les professionnels.
B3. Offrir un refuge à la faune locale : Aménager correctement les espaces verts pour recevoir et fixer cette faune de façon permanente est très facile, et se fait en suivant trois types d’actions :
- Préparer le terrain : En supprimant l’utilisation des produits chimiques et favorisant des zones sauvages, la faune se développe plus facilement. Penser à des points d’eau mais surtout une distance avec les nuisances de fréquentation de votre établissement.
- Nourrie la faune : En diversifiant la végétation et, à nouveau en laissant des zones sauvages, la faune trouvera plus facilement à se nourrir.
- Loger la faune : Répartir des aménagements « naturels » dans le jardin : tas de bois, muret en pierres sèches et aménager des habitats en privilégiant des matériaux de récupération. L’aménagement d’un bassin permet également le développement d’écosystèmes aquatiques.
- Communiquer sur ces actions auprès de sa clientèle et développer des programmes de sensibilisation et d’éducation envers les plus jeunes (dont de l’affichage sur site).
B4. Mettre en place un potager agroécologique : Les recommandations suivantes peuvent également être mises en place lors de la mise en place du potager agroécologique :
- Planter des légumes variés et faciles d’entretien de type courgettes, potimarrons, tomates, aubergines, petits pois, radis, salades, haricots, etc. ;
- Répartir des plantes aromatiques (thym, romarin) et des arbustes fruitiers (framboisier, groseillier) à disposition de la clientèle. En plus d’un bel aspect esthétique, ces plantes sont des répulsifs naturels contre les ravageurs ;
- Faciliter la pédagogie autour du potager agroécologique : panonceaux indiquant le nom des plantations et leur condition de culture.

C- CONSOMMATION – Une gestion de l’énergie
- C1. Maitriser ses consommations d’énergie : Limiter les apports de chaleur dans les bâtiments l’été et les pertes l’hiver par une bonne isolation et des protections. Optimiser la gestion de l’énergie par la mise en place d’un système simple de GTB (Gestion des bâtiments) centralisé. Supprimer les consommations inutiles. Etudier le changement d’ampoules en LEDs. Pour se situer dans sa consommation et un indicateur de performance (Décision EU 2016/611) : viser une consommation inférieure à 180 kWh par m2 de surface chauffée et refroidie / an.
C2. Isoler bâtiments et surfaces vitrées efficacement : Réaliser un audit énergétique pour isoler les priorités. Etudier toutes les solutions existantes lors de rénovations ou mises aux normes : les parois // les planchers // les parois vitrées // la ventilation et les échanges d’air.
C3. Chauffer les locaux et produire l’eau chaude sanitaire à moindre impact :
- Choisir des équipements performants // Vérifier les étiquettes énergétiques. Vérifier que le rendement mesuré par le chauffagiste lors des visites obligatoires est de 88 % minimum.
- Isoler les ballons d’eau chaude et les canalisations.
- Privilégier les dispositifs de régulation // Favoriser l’utilisation d’un système d’arrêt automatique. Agir dans les zones non occupées pour limiter les consommations. Gains prévisibles suivant les choix : Installation de système de GTB : -20 à -40 % ; passage à une chaudière à haut rendement : jusqu’à -35 % ; baisse d’un degré du thermostat : -7 %.
C4. Optimiser l’éclairage des espaces publics et privés :
- Maitriser les lampes et les luminaires // Recenser la classe énergétique des lampes/ampoules et luminaires intérieurs et extérieurs de l’établissement, pour identifier ceux qui doivent être remplacés au regard de leur consommation (comme les lampes halogènes) ou qui sont par exemple allumés plus de 5 heures/jour. Favoriser des lampes solaires en extérieur.
- Utiliser des dispositifs pour réduire les consommations // dispositifs automatiques de type horloges ou crépusculaires // dispositifs de détecteurs de présence. Sinon, favoriser des procédures internes de vérification et extinction de zones non occupées.
C5. Viser la sobriété numérique : Une prise de conscience doit être fait sur l’impact de nos consommations par les outils digitaux.
- Agir sur les équipements pour allonger leurs durées de vie// Privilégier les réseaux filaires à la place du Wifi qui a une consommation plus importante.
- Adopter les pratiques dont la gestion des mails, le stockage des données en faisant du nettoyage régulièrement et en limitant l’usage de clouds ; Eteindre les ordinateurs en fin de journée plutôt qu’une mise en veille prolongée.
- Agir sur la communication numérique // Appliquer les principes de sobriété numérique sur le site internet par des visuels optimisés : poids des photos réduit, absence de vidéos, fichiers compressés, etc. ; éliminer les fonctionnalités non essentielles du site ; favoriser un design simple, épuré, adapté au web quel que soit le support (téléphone, tablette ou ordinateur).
C6. Produire de l’énergie renouvelable : Il est intéressant de se poser la question lors de l’établissement de budgets ou des campagnes de rénovation d’in établissement. Même si le retour sur investissement est compris sur une minium de 5 ans à 12 ans, pour les solutions viables, il est intéressant de regarder :
- Production d’eau chaude avec le solaire thermique ;
- Production d’eau chaude et chauffage avec le bois énergie ou une solution biomasse ;
- Production d’électricité avec le solaire photovoltaïque. Il existe également, suivant les régions, un intérêt pour la géothermie et l’éolien.

D- DECHETS – Une gestion des déchets
D1. Réduire les déchets courants, mettre en place des actions « zéro déchets » : Mettre en place des écogestes simples pour réduire la production de déchets.
- Dans l’établissement // limiter les références de produits utilisés, favoriser ceux sans emballages ou en vrac. Supprimer les bouteilles d’eau en plastique. Utiliser des linges en fibre pour le nettoyage et éviter les supports jetables. Réduire l’utilisation de papier. Proposer des activités pour réduire ses déchets.
- Une démarche « zéro déchet » // Favoriser la mise en place d’espace de compostages pour les biodéchets. Développer la vente en vrac dans les boutiques. Trouver des alternatives aux nappes et serviettes en papier dans les restaurants. Solliciter la reprise des emballages par les fournisseurs. Limiter l’utilisation des produits à usage unique.
D2. Trier ses déchets : Adopter une gestion simple et claire des déchets qui va garantir un tri efficace. Sensibiliser le personnel et les clients à l’importance du tri. Former le personnel aux bonnes pratiques. Afficher les consignes. Mettre à disposition les équipements adéquats aux bons endroits pour une efficacité optimum. Instaurer un suivi de la production des déchets et la communiquer au personnel. Il faut surtout s’assurer, dans sa localité, l’existence de tri et les partenaires en charges de la gestion de certains déchets (huiles usagées, par exemple). Nettoyage régulier des bacs et containers de déchets.
D3. Réduire à la source et valoriser les biodéchets : Orienter ses actions sur les deux types de biodéchets.
- Les biodéchets alimentaires : Ajuster les portions préparées pour chaque plat. Organiser la cuisine pour la récupération simple des déchets de préparation et le tri. Favoriser leur réutilisation, dans la mesure du possible. Organiser le tri par les clients.
- Les biodéchets des espaces verts : Choix de végétaux à pousse lente et nécessitant peu d’arrosage. Favoriser le paillage par les déchets des végétaux. En cas de sous-traitance, mentionner ces pratiques par le prestataire.
D4. Lutter contre le gaspillage alimentaire : Il faut agir sur trois leviers principaux afin de limiter les pertes de denrées alimentaire :
- Réfléchir à son offre et ses approvisionnements // Conception des menus, choix des portions, quantités de préparation, réassort des buffets régulièrement et éviter trop de mise en place.
- Valoriser les excédents alimentaires // Les exemples sont multiples comme le pain : panure, croûtons, pain perdu, cookies ; les poissons : fumet, soupe ; les viandes : terrine, fonds, rillettes ; les légumes : velouté, mousse, flans ; les fruits et légumes abimés : jus ou smoothie. Voir à donner les surplus de préparation pour utilisation courte.
- Gérer ses stocks // Rationnaliser ses achats de produits frais, gérer correctement ses stocks en favorisant le FIFO « premier arrivé, premier utilisé ».
D5. Collecter et recycler les déchets dangereux : Dans les activités touristiques, les déchets dangereux sont de l’ordre : matériel électrique et électronique ; cartouches de toner ; peintures, laques, vernis ; résines et colles ; piles et ampoules basse consommation ; équipements électriques et de réfrigération ; huiles minérales et autres types d’huiles ; produits de conservation du bois ; substances biocides et phytosanitaires ; résidus de substances utilisées comme solvants ; produits pharmaceutiques, médicaments et produits vétérinaires ; produits désinfectants utilisés pour la restauration et la piscine. Identifier la filière de collecte et de recyclage adaptée et la plus proche de l’établissement pour chaque type de déchet dangereux.
D6. Donner une seconde vie aux objets : Favoriser le réemploi et la réutilisation des produits en ciblant les filières existantes. Transformer des linges usagés en chiffons pour une deuxième utilisation, par exemple. Valoriser le recyclage des objets en fin de vie, notamment par la sollicitation d’éco-organismes.

E- EAU – Une gestion de l’eau et des eaux usées
E1. Maitriser ses consommations d’eau : Suite à un diagnostic de ses installations et de ses consommations, orienter ses actions sur les priorités :
- Gérer l’entretien de ses équipements // Vérifier régulièrement les installations pour détecter toute fuite. Vérifier la pression de l’eau (idéalement entre 2,7 et 3,2 bar). Couvrir ses piscines extérieures pour limiter l’évaporation.
- Utiliser l’eau de façon raisonnée // Installer des systèmes de récupération d’eau dont l’eau de pluie en évaluant ces besoins.
- Optimiser l’arrosage des espaces verts // Adapter les sols et les plantes utilisées pour limiter l’arrosage. Favoriser l’utilisation de l’eau de pluie récupérée. Utiliser des systèmes automatiques, si possible.
- Choisir des équipements innovants // Des solutions se développent comme des toilettes avec lave-mains intégrés sur le réservoir de la chasse d’eau, douche à recyclage d’eau en continue, cabines d’hydromassage à circuit fermé, lave-linge et lave-vaisselle utilisant l’eau du dernier rinçage pour le premier lavage du cycle suivant…
E2. Economiser l’eau des sanitaires : Par des systèmes peu couteux, les économies réalisées peuvent être très importantes : Débitmètre // Réducteur de pression // Économiseur d’eau pour robinet // Mitigeur et mitigeur thermostatique // Éco plaquette WC. Adapter le débit des robinets des lavabos et des douches ; suivre la consommation des toilettes et urinoirs.
E3. Réduire la quantité de linge à nettoyer : Que ce soit les nappes, serviettes, linge plat ou linge éponge, il faut travailler toutes les pistes.
- Agir sur les caractéristiques du linge utilisé // le grammage, les dimensions, la matière, la couleur qui ont un impact sur l’utilisation de l’eau lors du lavage. Préférer des textiles porteurs d’un label écologique.
- Agir sur les consommations de linge utilisé // définir les dotations en linge pour le client raisonnablement. Sensibiliser les clients à l’impact de changement de linge trop fréquemment et les faire participer à réduire leur utilisation à travers des fiches pédagogiques positives. Eviter, dans la mesure du possible, les libre-service de linge.
E4. Limiter l’utilisation de produits chimiques : Adapter des écogestes simples et peu couteux pour réaliser des économies et réduire les consommations.
- Nettoyage des locaux // diminuer les références, respecter les dosages, supprimer l’utilisation de l’eau de javel.
- Lavage du linge et de la vaisselle // optimiser l’utilisation des détergents, utiliser des doseurs. Adapter l’utilisation de produits à la dureté de l’eau.
- Piscine, spa et espace bien être // réduire, dans la mesure du possible, l’utilisation du chlore. Favoriser l’installation de piscines naturelles.
E5. Nettoyer avec des produits « naturels » : Favoriser l’utilisation de produits de type vinaigre blanc, bicarbonate de soude, cristaux de soude ou carbonate/carbone de sodium, savon noir. Utilisation d’outils de type microfibre et appareils à vapeur.
E6. Optimiser ses rejets d’eaux usées : Améliorer la qualité des eaux rejetées en évitant le rejets d’autres produits solides, chimiques et toxiques, les huiles et graisses alimentaires. Neutraliser les produits de désinfection utilisés lors de rejet d’eau de piscine lors de vidanges.
Enfin, favoriser le développement durable sociétal et social de son entreprise :

- Faciliter les déplacements sans voiture du personnel et de la clientèle !
A l’arrivée : trajet du domicile à la destination touristique puis à l’hébergement s’il est éloigné. Au cours du séjour : trajets vers les services de
base, activités, sites de visite, etc. Communiquer sur la démarche d’écomobilité à la clientèle et au personnel via le site internet, les confirmations de séjour et sur site.

- 2. Inciter à l’utilisation de moyens de transport électriques !
Les véhicules électriques offrent une alternative intéressantes aux véhicules à moteur à combustion pour assurer le transport du personnel et de la clientèle des structures touristiques. Equipements à installer sur place à disposition (bornes par exemple).

- 3. Promouvoir la pratique du vélo !
Proposer un matériel adapté et des services pertinents (cartes, kit de dépannage, local sécurisé,…). Inciter le personnel à utiliser le vélo. Communiquer à sa clientèle à travers des labels comme « Accueil vélo », par exemple. Engager des partenariats avec des prestataires locaux.

- 4. Développer une politique sociale pour le personnel et la clientèle !
Ancrer un développement local de son entreprise en favorisant des portes-ouvertes, des chantiers d’insertion, des marchés de producteurs locaux. Faire participer son équipe à une action sociale minimum chaque année à destination de son environnement proche (ramassage des déchets, distribution de repas,…).

- 5. Favoriser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes !
Mener des actions et les mesurer pour l’embauche et les évolutions de poste. Réfléchir et agir avec le personnel pour l’articulation des plannings entre la vie professionnelle et personnelle. Agir sur la culture d’entreprise pour passer les bons messages et communiquer régulièrement sur les dispositifs.

- 6. Accueillir personnel et clientèle en situation de handicap !
Accueillir une clientèle en situation de handicap dans de bonnes conditions. Recruter et maintenir dans l’emploi en utilisant les aides mises à disposition des entreprises pour adapter l’outil de travail. Sensibiliser et former le personnel pour faciliter l’accueil et le suivi des personnes.

Vous avez maintenant vos points d’actions sur lesquels votre entreprise peut avancer. Mais pour être efficace, une démarche environnementale doit être structurée. En conclusion, voici 5 étapes incontournables pour réussir :
- Un engagement de la direction et une implication du personnel // Nommer une équipe projet qui sera en charge de faire le suivi. Etablir sa politique environnementale d’entreprise et l’afficher. Faire remonter les informations et suggestions des équipes.
- Un état des lieux initial et le ciblage de ses actions // Réaliser un pré-diagnostic. Evaluer la situation initiale. Donner ses priorités d’actions.
- La définition d’un programme d’actions // Se référer à ses engagements. Donner la priorité d’actions sur les programmes les plus en retard. Etablir ses fiches actions avec un objectif de délais pour la réalisation.
- La mise en place des actions et la communication // S’assurer de la bonne compréhension et adhésion de tous. Mettre en place le programme d’actions supervisé par le ou les référents de l’entreprise.
- Le suivi des actions et la mesure des résultats atteints // Quantifier les bénéfices économiques et environnementaux des actions. Communiquer les résultats et encourager les acteurs pour continuer le processus. Valoriser les réussites et motiver pour continuer les démarches : mesure des consommations d’énergie, d’eau et de produits détergents / désinfectants ; volume de déchets produits, dont les déchets alimentaires ; mesure de la satisfaction des clients à travers une enquête.
« Le secret pour avancer est de commencer »
Mark twain
Just do it !
